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2018 Nuevo cine argentino, Lausana

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LE NOUVEAU CINÉMA ARGENTIN

09.01.2018 - 27.02.2018, Cinémathèque suisse, Cinéma Capitole, LAUSANNE

 

Ver programma con fechas abajo: 33 películas, 54 proyecciones

 

Le nouveau cinéma argentin (du 9 janvier au 27 février) – Programmation autour de la nouvelle vague argentine, portée notamment par Lucrecia Martel dont le nouveau film, Zama est projeté en avant-première.

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Zama de Lucrecia Martel (Argentina, 2017)

Cinéma Capitol Lausanne, Avant-première 30.01.0218, 20h30.

Película dramática, guión de Lucrecia Martel, basado en el libro homónimo de Antonio Di Benedetto. Filme escogido por Argentina para los Oscar. ¡Cuántos esperan ser nombrados en un puesto! Diego de Zama, funcionario de la Corona española espera lo contrario, ser removido a la Argentina de su puesto de frontera en el Paraguay. La película no persigue fines hostoricistas sino mostrar un aspecto del drama humano. Serie «Nuevo cine argentina».

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El estudiante (Argentina, 2011)

Cinéma Capitol Lausanne, Avant-première 30.01.0218, 18h30.

De Santiago Mitre. Se presentó en «Cineastas del presente» en el Festival de Locarno 2011.

 

Cinéma argentin en liberté

Né par la grâce du tango, le cinéma (sonore) argentin s’affirmera dans les années 1930 comme l’un des plus importants en Amérique du Sud, puis sera supplanté peu à peu, dans l’après-guerre, par les mélodrames mexicains. Dans les années 1950, après le renversement de Perón, émerge un « nuevo cine » emmené par le génial Leopoldo Torre Nilsson, plus critique sur la société argentine que ses prédécesseurs. Mais en 1966 et en 1976, les dictatures militaires vont donner un double coup d’arrêt à ce renouveau. Les cinéastes argentins les plus engagés émigrent. En France, notamment, Edgardo Cozarinsky, Hugo Santiago ou Fernando E. Solanas signent à distance des œuvres militantes, expérimentales, ou simplement nostalgiques.

La démocratie revient en 1983, les exilés retournent peu à peu au pays et d’autres cinéastes peuvent enfin s’affirmer comme Adolfo Aristaraín, Tristán Bauer ou Eliseo Subiela. Dans les années 1990, l’Argentine traverse une crise économique sans précédent. Il n’y a plus d’argent pour manger et encore moins pour la culture. La dévaluation du peso a quadruplé le prix de la pellicule. Pour réaliser un long métrage, il faut désormais user de stratagèmes en empruntant une caméra et en faisant travailler gratuitement les comédiens et les techniciens, dans l’espoir que le film soit vu et peut-être vendu à l’étranger.

Et pourtant, malgré (ou peut-être à cause de) ces contraintes invraisemblables, plusieurs jeunes cinéastes se lancent dans l’aventure et, au tournant du siècle, donnent naissance à une véritable nouvelle vague argentine. Le premier d’entre eux, né en 1961, est Martín Rejtman dont les deux premiers films (Rapado, sorti en 1996, et Silvia Prieto, 1999) constituent en quelque sorte les actes fondateurs de ce renouveau. Un cinéma ancré dans le réel, tourné avec des moyens légers et une grande liberté de ton, signé par de nouveaux auteurs nés pour la plupart dans les années 1970 et qui, pour certains, sortent de la pépinière de l’Universidad de Cine de Buenos Aires. Ils ont pour nom Adrián Caetano et Bruno Stagnaro (Pizza, birra y faso, 1998), Lisandro Alonso (La libertad, 2001), Lucrecia Martel (La ciénaga, 2001), Diego Lerman (Tan de repente, 2002) ou encore Pablo Trapero. Son premier long métrage, Mundo grúa (1999), tourné les week-ends avec amis et famille, est primé à la Mostra de Venise et au Festival international de films de Fribourg et fait le tour du monde. Dans un noir et blanc désenchanté, Trapero manifeste l’« esprit » du jeune cinéma argentin : un style affirmé, inspiré par des maîtres comme John Cassavetes, qui regarde par la bande et par l’humour la réalité sociale argentine.

Leurs films frappent par une approche véritablement décomplexée du cinéma, qu’ils revisitent les films de genre comme le fera Trapero en signant Carancho ou El clan, avec lesquels il connaît les plus grands succès à domicile, ou qu’ils proposent des visions plus radicales comme celles de Lisandro Alonso et de Lucrecia Martel, dont le dernier film, Zama, est présenté en avant-première au Capitole et met en scène une fascinante confrontation entre le monde des colons espagnols et celui des Indios colonisés. Un chef-d’œuvre du cinéma contemporain.

Frédéric Maire

 

Les autres films de la rétrospective

Dès le mitan des années 1990, le cinéma commercial qui prédominait en Argentine s’est vu devancer par une vague de films intimistes et réalistes, marqués par de forts enjeux sociaux et le souvenir de la dictature militaire (1976-1983). Les films de Pablo Trapero, Martín Rejtman, Diego Lerman, Lisandro Alonso et Lucrecia Martel, les figures de proue de ce nouveau cinéma argentin, ont ainsi inspiré toute une génération de réalisateurs, qui se sont attachés à filmer la petite histoire pour raconter la grande et conférer ainsi une dimension universelle à leurs récits.

 

 

Programa

(En este color: segunda función)

09.01. 21h00 Pizza, birra y faso (1998) Adrián Caetano y Bruno Stagnaro 80
11.01. 18h30 Silvia Prieto (1999) Martín Rejtman 92
12.01. 18h30 Mundo Grúa (1999) Pablo Trapero 92
13.01. 18h30 La ciénaga (2001) Lucrecia Martel 100
15.01. 18h30 Un oso rojo (2002) Adrián Caetano 97
16.01. 21h00 Tan de repente (2002) Diego Lerman 94
17.01. 18h30 Extraño (2003) Santiago Loza 88
18.01. 15h00 Los guantes mágicos (2003) Martín Rejtman 90
18.01. 18h30 Los muertos (2004) Lisandro Alonso 81
19.01. 15h00 La niña santa (2004) Lucrecia Martel 104
20.01. 15h00 El otro (2007) Ariel Rotter 83
20.01. 18h30 El custodio (2006) Rodrigo Moreno 100
21.01. 18h30 Leonera (2008) Pablo Trapero 113
22.01. 18h30 La libertad (2001) Lisandro Alonso 73
23.01. 18h30 El secreto de tus ojos (2009) Juan José Campanella 125
23.01. 21h00 Las Acacias (2011) Pablo Giorgelli 82
24.01. 21h00 La mujer sin cabeza (2008) Lucrecia Martel 87
25.01. 18h30 Ernesto Che Guevara (1994) Richard Dindo 94
25.01. 21h00 Leonera (2008) Pablo Trapero 113
26.01. 15h00 La mirada invisible (2010) Diego Lerman 95
26.01. 21h00 Carancho (2010) Pablo Trapero 107
28.01. 18h30 Infancia clandestina (2011) Benjamin Avila 112
29.01. 18h30 El premio (2011) Paula Markovitch 115
30.01. 18h30 El estudiante (2011) Santiago Mitre 110
30.01. 20h30 Zama (2017) Lucrecia Martel 115
31.01. 15h00 Abrir puertas y ventanas (2011) Milagros Mumenthaler 99
01.02. 15h00 El secreto de Wakolde (2013) Lucia Puenzo 93
02.02. 15h00 Refugiado (2014) Diego Lerman 93
04.02. 18h30 Medianeras (2011) Gustavo Taretto 94
05.02. 18h30 La mujer sin cabeza (2008) Lucrecia Martel 87
06.02. 21h00 La mirada invisible (2010) Diego Lerman 95
07.02. 15h00 Pizza, birra y faso (1998) Adrián Caetano y Bruno Stagnaro 80
08.02. 15h00 Silvia Prieto (1999) Martín Rejtman 92
09.02. 21h00 El ciudadano ilustre (2016) Mariano Cohn, Gastón Duprat 118
10.02. 18h30 Los guantes mágicos (2003) Martín Rejtman 90
11.02. 18h30 Elefante blanco (2012) Pablo Trapero 105
12.02. 18h30 Un oso rojo (2002) Adrián Caetano 97
12.02. 21h00 El premio (2011) Paula Markovitch 115
13.02. 15h00 Mundo Grúa (1999) Pablo Trapero 92
14.02. 15h00 La ciénaga (2001) Lucrecia Martel 100
15.02. 15h00 Extraño (2003) Santiago Loza 88
16.02. 15h00 El custodio (2006) Rodrigo Moreno 100
16.02. 18h30 Los muertos (2004) Lisandro Alonso 81
17.02. 18h30 Las Acacias (2011) Pablo Giorgelli 82
18.02. 15h00 El ciudadano ilustre (2016) Mariano Cohn, Gastón Duprat 118
18.02. 18h30 El clan (2015) Pablo Trapero 110
19.02. 18h30 La niña santa (2004) Lucrecia Martel 104
20.02. 15h00 Infancia clandestina (2011) Benjamin Avila 112
20.02. 18h30 El otro (2007) Ariel Rotter 83
21.02. 18h30 El clan (2015) Pablo Trapero 110
22.02. 15h00 La libertad (2001) Lisandro Alonso 73
23.02. 15h00 Tan de repente (2002) Diego Lerman 94
24.02. 15h00 Carancho (2010) Pablo Trapero 107
27.02. 18h30 Refugiado (2014) Diego Lerman 93