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FIFF 2018: Palmarès 

— sábado 24.03.2018, Équilibre, Friburgo

• Grand Prix FIFF: Black Level de Valentyn Vasyanovych (Ucrania)

• Prix spécial du Jury: After My Death Kim Ul-seok (Sud-Corea)

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : 24 mars 2018 | EMBARGO 19:30
La prise de risque paie au FIFF
Black Level, parabole sans paroles du cinéaste ukrainien Valentyn Vasyanovych, a remporté samedi le Grand Prix du 32e Festival International de Films de Fribourg doté de CHF 30 000 par l’État et la Ville de Fribourg. Le Jury international a primé cette vraie prise de risque artistique à l’unanimité. Le Prix spécial du Jury (offert par la SSA et Suissimage) est revenu à After My Death, premier film du Sud-Coréen Kim Ui-seok, un thriller social produit dans le cadre de ses études à la Korean Academy of Film Arts de Séoul (KAFA). Si le Jury des jeunes COMUNDO a lui aussi primé ce film, les autres prix ont été partagé entre The Seen and Unseen de l’Indonésienne Kamila Andini et Foxtrot de l’Israélien Samuel Maoz qui sortira prochainement en Suisse. Avec le Prix du meilleur court métrage international remis à Man of Pa’aling de la Philippine E del Mundo (avec le soutien de Groupe E), le Prix Visa Étranger (avec le soutien de E-CHANGER et Fribourg Solidaire) attribué à la fribourgeoise Wendy Pillonel pour Les Heures-Encre et Puppy Love de Margarita Mina qui reçoit le prix du Réseaux Cinéma Suisse, les réalisatrices sont très présentes dans le palmarès. La Norvégienne d’origine pakistanaise Iram Haq les rejoint en décrochant le Prix du public de la BCF avec What Will People Say, qui sera exploité prochainement dans les salles suisses. Ce palmarès intervient à l’issue d’une semaine exceptionnelle pour le FIFF : outre la venue de Ken Loach, le festival enregistre, en passant la barre des 44 000 entrées, une affluence en progression. Lors de la cérémonie de clôture, Dominique de Buman, Président du Conseil national, a salué les festivaliers qui « se sont embarqués sans peur dans les nouvelles aventures proposées par les organisateurs du festival et en particulier par son directeur artistique, Thierry Jobin. Un directeur qui a vu son audace et ses prises de risque récompensées par une affluence record.»

 

Moins de films, moins de séances, plus de public. Le FIFF 2018 a probablement trouvé une bonne formule : une sélection réduite et moins de projections ont généré une plus grande émulation entre les festivaliers. Plus souvent que jamais dans l’histoire de la manifestation, le public a été confronté à des séances pleines : plus de 50 sur 183 ont été complètes. Les compétitions de longs et courts métrages ont été plébiscitées comme d’habitude, tout autant que les sections consacrées aux 200 ans de Nova Friburgo, à la Mongolie ou aux films biographiques. « Les gens du lieu, j’allais dire du cru, et leur hôtes ont ouvert leur esprit à des films rares, a ajouté Dominique de Buman. […] J’encourage les organisateurs à poursuivre dans leurs choix artistiques audacieux. Pas question de s’endormir sur ses lauriers !»

Ukraine, Philippines, Indonésie, Corée du Sud, Israël : malgré la présence forte de films venus du Sud et l’Ouest de la Suisse, les cinémas de l’Est, du Proche à l’Extrême Orient, ont confirmé une vitalité déjà bien présente dans les éditions précédentes du festival. À l’image de Black Level et des autres films primés, leurs partis-pris formels forts, voire risqués, ont payé aux yeux de tous les jurys, à commencer par celui de la Compétition internationale : Longs métrages composé de la productrice mongole Ariunaa Tserenpil, du documentariste suisso-américain Alexandre O. Philippe, du réalisateur singapourien Boo Junfeng et de leur présidente, la cinéaste franco-tunisienne Kaouther Ben Hania.

« Ce palmarès et ce succès public couronnent peut-être des choix artistiques, mais ils célèbrent surtout l’engagement de toutes celles et tous ceux qui ont fait ce festival, sans doute le plus difficile à fabriquer, à tous points de vue, et ils nous donnent de la force et une ligne pour la suite », a conclu Thierry Jobin lors de la présentation du film de clôture, la comédie cubaine Sergio & Sergei, de Ernesto Daranas Serrano.

 

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